Psycho-Thérapeute Biarritz

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3 - Le portrait type de la victime du pervers narcissique.

La victime du pervers narcissique peut être présente dans l’une de ces deux catégories, voire les deux en même temps :

Une femme sûre d’elle, pleine de confiance en la vie, passionnée, intelligente.

Une femme plutôt soumise, qui cherche un homme à admirer.

 

Dans les deux cas, la victime présente ce qu’on appelle une « faille narcissique ». Elle présente un manque, une blessure profonde, infligée la plupart du temps dans sa plus tendre enfance. Il peut d’agir concrètement d’un abandon, de maltraitances, de meurtrissures que le pervers repère très rapidement et confirme après mise en confiance de la victime. Contrairement aux idées reçues, les pervers narcissiques ne s’en prennent pas aux femmes qu’ils jugent « faibles » ou dépressives. Leur objectif est de vider cette proie de ses forces vives, forces qu’il devra sans cesse raviver afin de mieux les puiser. Il leur faut donc des personnes pleines de joie.

 

Voici quelques caractéristiques communes aux victimes :

 

Une forte empathie : c’est véritablement autour de cette qualité que va s’articuler l’emprise. L’empathie est la capacité à comprendre les sentiments et les émotions des autres. Justement, on peut se poser la question des non-sentiments du PN qui est dépourvu d’affect. Les personnes empathiques vont tenter de projeter leurs propres « bons » sentiments sur le pervers narcissique car, il leur est impossible de concevoir et d’accepter une telle négativité. Elles prennent la froideur du PN à leur compte et la remplacent par autre chose, comme de la distance, une fatigue passagère, etc. Elles ne voient pas qu’il est tout simplement méprisant et indifférent, et qu’il ne changera pas.

 

Une certaine naïveté : ou du moins un manque manifeste d’esprit critique. Une fois la relation mise en place, les insultes et remarques blessantes pleuvent mais les victimes préfèrent ne rien voir. Elles ne voient pas le « mal » qui demeure un concept flou et éloigné mais qui sévit pourtant sous leurs yeux. Et elles ont une foi à toute épreuve sur une possible amélioration du partenaire.

 

Une dépendance affective latente ou assumée : les victimes prennent les abus pour de l’amour car elles souffrent souvent d’une dépendance affective ou d’une détresse momentanée (deuil, rupture, etc.) et préfèrent s’accrocher à une relation destructrice plutôt que d’être seules. Cette dépendance est structurelle même si elle se déclare dans un moment difficile. En effet, une fois la relation installée, elles restent auprès du conjoint abusif et ce, même après la prise de conscience de ses agissements pervers.

 

Une mémoire traumatique chez certaines : chez de nombreuses victimes, le « traumatisme » causé par le pervers narcissique rappelle d’anciennes blessures, d’anciens schémas comme un parent lui-même pervers par exemple. Cela s’observe surtout chez celles qui restent en couple très longtemps. Elles sont alors en train de revivre un cauchemar qu’elles ont déjà subi enfant et qui revient. Il convient alors d’entamer une psychanalyse pour étudier ce point en profondeur.

 

Un manque d’estime de soi : ou la croyance que l’on ne « vaut pas grand-chose » de plus que ce que le pervers fait subir. Ou encore qu’on ne retrouvera jamais mieux que ce bel Apollon, médecin ou avocat, absolument charmant en société mais qui se transforme en démon une fois la porte du domicile refermée.

 

Une absence totale de limites : parfois, les victimes ne savent même pas ce que signifie le mot « limite ». Souvent, elles ne se demandent même pas jusqu’où elles sont prêtes à supporter les abus. Elles ne savent pas dire « non » au bon moment et sont plutôt dans l’envie d’être la « petite fille sage » ou le « petit garçon idéal » pour les hommes.

 

Des adultes qui sont restés enfants : les victimes de PN qui restent sur le long terme et qui sont ensuite incapables de rebondir longtemps après le départ de leur compagnon (compagne pour les hommes), ont cette particularité d’être dans la position de « l’enfant » face au PN qui joue le rôle du « parent ». On assiste donc à la formation d’un couple d’enfants, à l’union de deux êtres profondément immatures mais qui donnent l’impression d’être adultes physiquement. Alors que le PN passe aisément d’une personne à une autre, la victime s’accroche à l’idée de ce parent sévère et critique parce qu’elle a du mal à savoir qui elle est réellement, elle n’a peut-être jamais pris le temps de se demander quelle est son identité de femme. D’où la difficulté à se prendre en charge et l’attente du retour du pervers narcissique pour reprendre le contrôle de l’esprit de sa victime.

 

Ce qui rend les pervers narcissiques particulièrement difficiles à repérer est qu’en phase de séduction, ils ne laissent rien transparaître. Tout est contrôlé et maîtrisé pour offrir le masque de la perfection. Mais une fois la toile tissée, il est très difficile de se détacher de cette « addiction », car il s’agit bien de cela et non d’amour. D’ailleurs, la rupture d’avec un PN s’apparente à un sevrage affectif.

 

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24/05/2016
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